Mobilisation contre Hadopi

Mobilisation contre Hadopi


Nous organisons une manifestation unitaire des opposants à la loi HADOPI le 25 Avril 2009 à 14 heures, place Edouard Herriot à Paris. Des manifestations sont en cours d'organisation à Lyon et à Marseille. Nous n'avons que 15 jours pour boucler le projet et les manifestations seront organisées avec le plus grand soin.

Pour participer à la manifestation, inscrivez-vous sur notre site Internet. A tout moment vous pouvez vous désinscrire. A l'issue de la manifestation, nous supprimerons les données personnelles. Nous publirons chaque jour le nombre d'inscrits et nous défilerons à partir de 2.000 inscrits.

MOBILISEZ-VOUS CONTRE HADOPI !

Plan de la manifestation
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Inscriptions
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Infos supplémentaires
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Le site internet
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Participer
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La loi HADOPI, votée le 2 Avril 2009, rejetée par les Députés le 9 Avril 2009, réintroduite par la porte des cabinets le 28 Avril 2009 comprend des dispositifs liberticides :
• réseau Internet français sera mis sur écoute, façon Big-Brother.
• logiciels mouchards payants seront disponibles pour prouver la bonne foi des internautes.

Il revient à chaque individu la charge de la preuve qu'il respecte la loi, en contradiction avec les principes de droits établis depuis 200 ans.L'impensable est arrivé, ouvrant la voie à une régression des libertés publiques. Cette régression montre que les libertés ne sont jamais acquises et qu'il faut toujours être vigilant à les défendre.


# Posté le lundi 13 avril 2009 08:20

Statistiques: Lundi 13 Avril 2009 - 14h28

Mort d'Internet en France:
14 days, 19 hours si rien n'est fait pour stopper HADOPI.

Manifestants inscrits:
Inscriptions fermes: 716
Dont manifestation à Paris: 578
Ailleurs en province : 138
Minimum pour manifester : 2.000
Objectif à atteindre : 10.000

Contacts et soutiens:
Journalistes: 127
Députés: 40

# Posté le lundi 13 avril 2009 08:29

Un projet de loi: Hadopi.




Le projet de loi Hadopi, appellé "Loi créations et Internet" a été présentée le 02 avril à l'assemblée nationale. Après l'élaboration d'un texte commun en commission mixte paritaire, le projet de loi a été rejeté par le Parlement français le 9 avril 2009. Proposée par Christine Albanel, actuelle ministre de la culture, cette loi a pour but d'apporter une 'riposte graduée' à l'encontre du téléchargement illégal, qualifié familièrement de "piratage". Cependant, les caractères définis dans ce projet de loi, ainsi que ses réels objectifs restent obscurs. La question qui se pose est: Quelles seront les vraies répercussions, dans votre maison, au premier comme au second plan, que le vote de cette loi aura sur les utilisateurs du net français ?

Un projet de loi: Hadopi.

# Posté le lundi 13 avril 2009 06:53

Hadopi simplement, c'est quoi ?

Hadopi simplement, c'est quoi ?



Il s'agit d'une loi qui a été conçue afin d'apporter une réelle solution au problème du "piratage" (échange de fichiers protégés par des droits d'auteurs, à l'encontre de leurs licences), ce mot n'étant pas réellement adapté, étant donné que les pirates s'approprient l'oeuvre d'autrui, ce qui n'est pas le cas ici. Le principe est simple, chaque utilisateur est identifié auprès de son Fournisseur d'Accès à Internet (ou FAI). Et ce dernier est chargé de "surveiller" votre connexion. Je n'ai aucune idée de la manière dont ils ont l'intention de mettre ce projet en place, mais une surveillance devrait donc être établie pour controler les contenus de vos ordinateurs et ce que vous téléchargez.
Lorsqu'un utilisateur est découvert en possession d'un fichier sous copyright dont il ne possède ni droits ni licence, une lettre est envoyée à son foyer (l'adresse du particulier étant fournie par son FAI, bien entendu). Cette lettre n'a qu'un but préventif et elle peut permettre à une famille ou à des colocataires partageant une même connexion de s'expliquer sur le qui/où/quand/comment de l'acte dit frauduleux. En admettant que la lettre n'ait jamais été reçue et qu'une récidive est constatée, c'est un recommandé avec accusé de réception qui est envoyé chez vous. Si une troisième tentative est constatée, votre FAI sera legalement obligé de suspendre votre connexion pour une durée indéfinie (fixée en fonction de l'évaluation de l'infraction commise). Si une sanction est établie, aucun autre FAI n'aura le droit de vous fournir une connexion pendant toute la durée de la suspension. Il faut savoir que la possibilité de contester les faits est toujours possible.
Seulement, une complication existe toujours: Les bornes de wi-fi dites 'libres'. Ces lieux communs, dans lesquels vous pouvez disposer d'une connection wi-fi gratuite ou non (comme dans les Macdos ou les cyber-cafés). En effet, la connexion aura beau être surveillée, aucun registre n'est tenu et il est donc impossible de retrouver chacune des personnes s'étant connectée depuis telle ou telle borne, partout en France. La solution ? Une liste blanche de sites établie par on-ne-sait-pas-encore-qui accessible depuis les bornes libres. Qui va juger de la pertinence de chacun des milliers de sites que contient l'Internet ? Mystérieuse question.


# Posté le lundi 13 avril 2009 07:00

Modifié le lundi 13 avril 2009 12:10

10 BONNES RAISONS DE DIRE NON à L'HADOPI.



1. Elle ne vise pas les pirates

La loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Elle crée en fait un nouveau délit, le fait, pour la personne possédant un accès à Internet de ne pas (sur)veiller, de manière répétée, à ce que cette connexion ne soit pas utilisée pour reproduire, de représenter ou mettre à disposition au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit d'auteur. Or pour vérifier que l'abonné n'a pas "veillé" à ce que son accès ne soit pas utilisé pour pirater, la Haute Autorité ne pourra s'en remettre qu'à une seule présomption : le fait que l'accès a été en fait utilisé pour pirater. Peu importe que ça soit par l'abonné lui-même ou par ses enfants, son ex-compagne ou un voisin de passage. La loi crée donc une responsabilité du fait d'autrui qui serait une première dans le système juridique français. L'article 1384 du code civil prévoit bien la responsabilité du fait d'autrui, mais uniquement dans des cas où le tiers coupable est jugé incapable (les mineurs par exemple), ou est placé dans une situation de subordination par rapport à son responsable.

2. Elle crée une présomption irréfragable de culpabilité

La loi impose aux abonnés à Internet de protéger leur accès à Internet, par exemple en utilisant les moyens de filtrage proposés par leurs FAI, et dont la liste sera communiquée par la Haute Autorité. Mais comment un abonné qui a mis ces moyens de filtrage en place pourra-t-il prouver sa bonne foi s'il est accusé du contraire ? Comment prouver qu'à une heure donnée, un jour donné, le mécanisme de filtrage était bien activé sur l'ordinateur de l'accusé ? Ca n'est plus la présomption d'innocence qui préside, mais une présomption de culpabilité qui ne pourra en aucun cas être renversée. Cette loi va à l'encontre des droites de la défense, en tentant d'ignorer que, dans la réalité, ces droits ne pourront jamais être appliqués.

3. Elle est déjà obsolète

Puisqu'il n'est techniquement possible que de trouver l'adresse IP de ceux qui partagent les oeuvres et non de ceux qui les téléchargement depuis des serveurs distants, le projet de loi Hadopi ne vise de fait que le P2P dans son dispositif. Or aujourd'hui le piratage se produit au moins autant sur les serveurs de newsgroups et les sites de téléchargements et de stockage comme RapidShare, dont les utilisateurs sont mis à l'abri de toute procédure. De plus, les nouvelles générations de réseaux P2P sont conçues de façon à masquer l'adresse IP des utilisateurs qui partagent des fichiers, ou à ne pas pouvoir associer de façon certaine une adresse IP à un contenu partagé.

4. Elle interdit même le P2P légal.

Il n'existe et ne peut exister aucune base de données des oeuvres protégées par les droits d'auteurs. Donc le père de famille qui veut sécuriser son accès à Internet conformément aux obligations disposées par la loi Hadopi devra bloquer l'ensemble du P2P sur sa ligne, car aucun filtre ne pourra bloquer uniquement les téléchargements et uploads d'oeuvres protégées. De fait, c'est donc l'ensemble du P2P légal qui est mis au banc par le projet de loi. Il est, de plus, fort probable que les Fournisseurs d'accès devront communiquer une liste d'outils qui permettront de bloquer automatiquement tous les logiciels d'échange comme eMule, BitTorrent et autres.

5. Elle nécessite un fichage contraire à la jurisprudence de la CNIL

Pour mettre en oeuvre la riposte graduée, la Haute Autorité devra connaître l'historique des éventuels messages d'avertissement envoyés auparavant aux abonnés. Elle doit donc conserver les informations autour de l'infraction pendant une longue période. Si l'abonné est suspendu d'abonnement à Internet, son nom doit être inscrit pendant un an dans un registre communiqué aux fournisseurs d'accès à Internet, qui ont l'obligation de le consulter avant toute ouverture d'un compte. Si le nom du futur client y figure, l'abonné ne peut pas s'inscrire. Or par le passé, la CNIL n'a autorisé ce type de fichage qu'à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu'il a causé est réparé. Ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l'abonné n'ait la possibilité de mettre "fin au dommage qu'il a causé par sa négligence".
On notera aussi que la conservation des données mise en place par cette loi est équivalente à celle imposée aux FAI pour les besoins de la lutte contre le terrorisme...

6. Elle crée une justice à deux vitesses

La Haute Autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée avertira et sanctionnera les internautes qui ont partagé illégalement des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Mais quelles oeuvres ? Elle n'agira que sur la base de relevés effectués par les ayant droits eux-mêmes, c'est-à-dire par ceux qui ont la puissance financière pour effectuer un contrôle et un relevé des adresses IP sur Internet pour protéger leurs oeuvres. En clair, les majors du disque et du cinéma. Les petits labels ou les artistes indépendants seront de fait exclu du mécanisme de défense de leurs droits prévu par la loi Hadopi, quand bien même leurs oeuvres seraient piratées massivement.

7. Elle encourage la politique de l'autruche

Il suffit de regarder le contenu des accords de l'Elysée pour voir que les industries culturelles estiment qu'elles n'ont pas à améliorer l'attractivité de leurs offres légales tant que la riposte graduée prévue par la loi Hadopi n'est pas appliquée. Au moins si la loi Hadopi était rejetée, les industries culturelles se décideraient peut-être enfin à se donner un grand coup de pied dans le derrière pour proposer aux consommateurs ce qu'ils attendent. C'est la base de tout commerce.

8. Elle a été jugée contraire aux droits de l'Homme par le Parlement Européen

Comment, alors qu'elle sera présidente de l'Union Européenne, la France peut-elle ignorer une sanction aussi lourde du Parlement européen ? Le 10 avril 2008, les eurodéputés ont voté une résolution qui "invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telles que l'interruption de l'accès à l'Internet."

9. Elle ne sera pas plus efficace que la loi DADVSI votée il y a trois ans

Nulle part au monde les tentatives de dissuasion et de répression n'ont fait baisser le nombre de contenus piratés et surtout n'ont fait grimpé le nombre de CD et DVD vendus. Dix ans après l'arrivée de Napster, il est peut-être temps de changer enfin de stratégie.

10. Elle coûtera extrêmement cher à mettre en oeuvre pour l'Etat

Lors des Assises du numérique, le probable futur président de l'Hadopi s'est dit prêt à mettre en place "un processus de traitement automatisé permettant l'envoi de 10 000 messages d'avertissements par jour". 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an. Pour les envoyer, il faut connaître l'adresse IP de l'abonné, et demander l'adresse e-mail correspondante au FAI. L'arrêté du 22 août 2006 pris en application de l'article R. 213-1 du code de procédure pénale prévoit que l'identification d'un abonné ADSL et de son fournisseur d'accès internet donne lieu à une indemnité forfaitaire de 8,50 euro par IP. Soit un coût global de 31 millions d'euros par an, auquel doivent s'ajouter les frais postaux d'envois de lettres en recommandé exigées au minimum lors du deuxième avertissement, les frais de relevés des infractions, les frais de conservation des données, et les frais de fonctionnement administratifs de la Haute Autorité.
Pour que l'Hadopi ne creuse pas le déficit budgétaire de l'Etat, elle devra donc générer en retour au moins 31 millions d'euros de recettes fiscales chaque année par l'augmentation supposée des ventes sur les plateformes légales. Rapide calcul. Un MP3 vendu 0,99 euros sur Internet rapporte à l'Etat 16 centimes d'euros de TVA. Pour aller à l'équilibre, il faudrait que les Français achètent environ 194 millions de titres par an en plus de ceux qu'ils achètent déjà - ce qui suppose au passage qu'ils n'achètent pas sur iTunes, où la TVA bénéficie au Luxembourg. A titre de comparaison, les ventes de musique sur Internet en France au premier trimestre 2008 ont rapporté à l'industrie moins de 7 millions d'euros HT. On veut bien croire en faisant un effort à une augmentation des ventes consécutive à l'adoption de la loi Hadopi, mais à ce point ?

Merci à eux.


10 BONNES RAISONS DE DIRE NON à L'HADOPI.

# Posté le lundi 13 avril 2009 08:01